Mais pourtant je l'aime. Ah ça oui, je l'aime. Le bond que mon c½ur a fait lorsque je l'ai vu ne peut que confirmer. Ses bras me manquent. Ses bras, sa peau, son odeur, ses baisers...Tout me manque, IL me manque. Je me reprends rapidement et démarre. Je dois aller m'occuper de Médium. La route est rapide, je retrouve enfin mon cheval, j'avais besoin de le voir. Je m'en occupe aussi bien que je le peux, je reste pendant deux heures avec lui, avant de lui donner à manger, lui faire un gros câlin, et partir. Je rentre chez moi, je me suis réinstallée dans la maison de ma mère, je retrouve mes souvenirs, je me sens mieux ici. Je fila donc prendre un bon bain bien relaxant, avant d'enfiler un grand tee shirt, piqué à Tom, et un boxer. Je m'affalai ensuite dans le canapé, clope au bec, et pizza dans le four. Hey, une victoire ça creuse !
Je venais de finir de manger et allumai ma 3ème clope de la soirée, lorsque l'on toqua timidement à la porte. Je me lève pour aller ouvrir, et là, je n'y crois pas. Il est à, planté devant moi, en larmes. Je suis tellement surprise que je le laisse entrer, et retourne m'asseoir sur le canapé. Il s'assoit en face de moi, sur un fauteuil, et me regarde. Moi je fume. Je ne sais pas combien de temps on est restés comme ça, je ne sais pas combien de cigarettes j'ai bien pu fumé, mais il a fini par rompre le silence.
Tom : Pardon...
Un mot. Un seul petit mot lui aura suffit à reconquérir mon c½ur. Mon c½ur qu'il n'avait certainement pas complètement perdu. Mais je ne peux pas tout lui accorder à l'aide d'un simple mot. Il faut qu'il comprenne. Qu'il sache à quel point j'ai souffert pour lui, DE lui, de ses absences, et de tout le reste. Alors je lui explique, et on reste là, tous les deux, à parler, toute la nuit. Lorsque l'on a enfin fini, qu'on a tout mis au clair, je me rends compte que le jour se lève. Tom me regarde, puis se lève et part sans un mot. Il sait qu'il me faut réfléchir. Repasser dans ma tête tout ce qu'il a pu me dire. Il s'est rendu compte du mal qu'il avait pu me faire, de tout ce que j'ai subi en silence pour lui. Il avait peur de lui-même. Ce n'est pas le genre de garçon qui s'attache facilement. En 17ans, il s'était seulement attaché à une guitare. Jamais vraiment à une fille ou un ami. Mis à part Georg et Gustav. Et évidemment Bill, mais la famille ne compte pas, il y a toujours été attaché. Mais il s'est rendu compte d'à quel point il pouvait tenir à moi. Il en a pris conscience et sait à présent qu'il ne refera plus toutes les erreurs du passé. De mon côté, je sais que je l'aime, peut être plus que tout au monde. Je sais que cette période sans lui à mes côtés fût horrible. Je crois que j'ai envie de repartir à zéro. Tout recommencer, mais en mieux ! Après cette longue nuit blanche, il me faut absolument prendre une douche. Puis je m'habille d'un jean et d'un tee shirt, avant de filer retrouver Médium. Je ne sais pas où sont Bill Matt et Stella, mais ça m'est égal. Je m'allume une cigarette et tire machinalement dessus. Le centre équestre est vide, mis à part deux palefreniers qui emmènent les chevaux au pré. Médium est couché dans son box. J'entre et m'allonge à ses côtés, j'adore ces moments de calme avec lui.
Mes pensées se tournent vers Tom, mais mon portable me ramène à la réalité.
Sandy : Oui ?
??: Coucou, c'est Bill !!
Sandy : Ca va ?
Bill : Oui oui, et toi ?
Sandy : Pas trop mal.
Bill : Ca te dit qu'on se retrouve pour déjeuner au resto le plus caché de la ville ?
Sandy : Bah écoute, là je suis en train de travailler Médium...
Bill :...T'es à cheval ???
Sandy : Euh...bah oui !
Bill : Et tu réponds ?
Sandy : Bien sûr que non, Bill !
Bill : Ah ah. Bref. T'es ok ?
Sandy: Oui, quelle heure il est?
Bill : 11h.
Sandy : A 13h30 chez moi ?
Bill : D'acc, je passerais te prendre !
Sandy : Il ne viendra pas ?
Bill : Non. Je ne crois pas.
Sandy : S'il te plaît Bill, c'est trop tôt.
Bill : A tout à l'heure ! Bisous !
Sandy : Ciao.
Je raccroche en priant pour que Tom ne vienne pas, j'ai besoin de parler à Bill. Il est devenu un ami tellement important pour moi. Je relâche mes rênes et laisse Médium marcher quelques minutes. Puis je le rentre au box et m'en occupe. J'arrive chez moi à 12h, j'ai le temps de me préparer !
A 13h30 pile, Bill sonne. Je me dépêche de descendre le rejoindre.
Sandy : Coucou !
Bill : Hey ! Tu veux aller où ma belle ?
Sandy : Aucune idée. La pizzeria derrière le stade ?
Bill : Ok !
On partit donc tous les deux avec ma voiture, pour éviter que Bill se fasse repérer. Une fois installés au restaurant, Bill me demanda comment je vivais ce qu'il s'était passé cette nuit. J'écrasais ma cigarette avant de lui déballer ce que j'avais sur le c½ur. Il reste silencieux tout le long, écoutant attentivement tout ce que j'avais envie de lui dire. A peine ai-je fini qu'il attrape mon paquet de cigarettes et s'en allume une. Je fais pareil, et le regarde, attendant sa réaction.
Bill : Tu l'aimes ?
Sandy : Oui.
Bill : Il t'aime aussi.
Sandy : Je sais.
Bill : Alors ça peut marcher. Il va changer. Pour toi, il ferait n'importe quoi.
Sandy : Il ne l'a pourtant pas fait auparavant.
Bill : Vous étiez trop jeunes...
On fume chacun notre cigarette, gardant le silence pendant un moment. Puis nos commandes arrivent, et la conversation se réengage, mais j'évite soigneusement le sujet Tom, parlant avec Bill de leur prochaine tournée mondiale. Il est impatient, ses yeux brillent rien que d'en parler. Il a toujours aimé être sur scène, avoir un contact avec les fans. Je quitte Bill un petit moment pour aller aux toilettes. En revenant 5 minutes plus tard, je l'aperçois, à notre table, avec une fille. Pas n'importe quelle fille. Une blonde, un mannequin magnifique. Qui le tenait par la taille. Bill souriait de toutes ses dents, il avait l'air carrément heureux de les voir ensemble. Ils se sont bien foutus de moi ! Je rassemble mon courage et me dirige rapidement vers la table.
Sandy : Ne vous dérangez pas pour moi, je m'en vais.
Bill : Mais Sandy !
Tom : Qu'est ce qu'il se passe ?
Sandy : Je vois clair dans votre jeu !
Fille : Heu, y a un problème Tom ?
Sandy : Oh non, aucun ! Tu vois bien, je m'en vais.
J'attrape mon sac et en sort un billet de 20euros que je pose sur la table. Puis je sors du restaurant sans un regard pour les trois qui restent bouche bée. Ils croyaient peut être que j'allais rester là, alors qu'ils venaient de se foutre royalement de ma gueule ! Nan mais ! Je grimpe dans ma voiture et démarre. Je vois Tom courir derrière moi, mais il s'arrête rapidement et attrape son portable. Un virage le fait disparaître de ma vue, mais quelques instants plus tard mon portable sonne, c'est un message que j'ai reçu, ça attendra que je sois calmée.